Bienvenue sur ElectroWeb

Ajouter ce site à vos

Electronique
Eléctricité (1/2)

 

Qu'est-ce que l'électricité?

L'électricité est une forme d'énergie qui se manifeste lorsqu'il y a circulation d'électrons à l'intérieur d'un corps conducteur, ou encore à l'occasion de certains phénomènes naturels (foudre...).

Pour mémoire: un atome est composé de protons (charges positives) et de neutrons (électriquement neutres), qui forment le noyau, et d'électrons (charges négatives), qui gravitent autour du noyau sur des "orbites" concentriques, correspondant à différents niveaux d'énergie.

Certains corps, en particulier les métaux, sont de très bons conducteurs (l'argent, le cuivre, l'aluminium...). Ces corps possèdent des électrons qui peuvent facilement se libérer de l'attraction du noyau de l'atome et se déplacer, de proche en proche, vers d'autres atomes.

A l'inverse, d'autres corps sont de très mauvais conducteurs de l'électricité: on dit que ce sont des isolants (diamant, céramique, plastique...).

On observera que les matériaux isolants sont tout aussi nécessaires que les matériaux conducteurs dans les applications pratiques de l'électricité ou de l'électronique, puisqu'ils permettent d'une part de canaliser les flux d'électrons, et d'autre part d'assurer la protection des utilisateurs.

Sous l'influence d'une force électromotrice (produite, par exemple, par une électrode de cuivre et une électrode de zinc immergées dans une solution d'acide sulfurique), une charge électrique va circuler dans un fil de cuivre car les électrons du cuivre se déplaceront d'atome en atome. Ce flux d'électrons est appelé courant électrique.

La conduction se définit comme la circulation d'un courant électrique dans le matériau soumis à un champ électrique extérieur. Ce courant est dû au déplacement de charges électriques dans le matériau.

Electrolyte

Le courant électrique traverse la solution d'eau (H2O) et de sel de table (NaCl), appelée électrolyte: pour preuve, la lampe s'allume (un peu!). Le chlorure de sodium se décompose, sous l'effet du courant électrique, en sodium à la cathode et en chlore à l'anode. Contrairement à une idée répandue, l'eau pure n'est pas un très bon conducteur, mais l'ajout du sel améliore grandement la conduction.

Retour

Un circuit électrique très simple

L'utilisation de l'énergie électrique afin de produire un travail nécessite la réalisation de ce qu'on appelle un circuit électrique. Le plus simple des circuits électriques est sans doute celui constitué par une lampe de poche, bien connue de tous.

Une lampe de poche comporte les éléments suivants:

  • une ou plusieurs piles, qui fournissent l'énergie
  • une ampoule, qui transforme l'énergie en lumière
  • un interrupteur "M/A", pour "allumer" ou "éteindre" la lampe de poche
  • des contacts, pour relier les piles à l'ampoule via l'interrupteur

Tous ces éléments sont réunis dans un boîtier, qui les protège des chocs, de la poussière, de l'humidité, etc.

La représentation schématique de ce circuit est donnée ci-dessous. Pour réaliser un schéma, on utilise des symboles conventionnels.

Un circuit électrique très simple!

Si on généralise à partir de l'exemple de la lampe de poche, on peut dire qu'un circuit électrique comprend toujours, au minimum:

  • un générateur (ici: les 2 piles en série)
  • un ou plusieurs récepteurs (l'ampoule)
  • un ou plusieurs interrupteurs
  • des fils de liaison ou des contacts

Les deux piles sont ici branchées en série, ce qui signifie que le pôle + de la seconde est en contact avec le pôle - de la première. Si les deux pôles + étaient reliés ensemble et les deux pôles - reliés ensemble, on dirait que les piles sont en parallèle.

Retour

Qu'est-ce qu'un dipôle?

Un dipôle est un système comportant deux pôles de branchement dans lequel peut circuler un courant électrique. Une pile, une résistance sont des dipôles, mais deux (ou trois...) résistances associées en série ou en parallèle forment aussi un dipôle.

On a coutume de classer les dipôles en deux catégories: les dipôles actifs et les dipôles passifs. Disons-le d'emblée, cette classification ne présente, en réalité, guère d'intérêt, d'autant qu'il y a toujours des exceptions...

D'une manière générale, un dipôle est catalogué "passif" si on branche ensemble deux dipôles identiques et qu'aucun courant permanent ne passe, quel que soit le sens du branchement. Par exemple: les résistances, les condensateurs...

Un dipôle entre dans la catégorie des "actifs" si on le branche sur une résistance et qu'un courant permanent circule. Par exemple: une pile, une dynamo... Mais les diodes et les transistors, composants semi-conducteurs, entrent aussi, par dérogation, dans cette catégorie...

Qu'est-ce qu'un générateur?

On appelle générateur un dipôle capable de convertir en énergie électrique une autre forme d'énergie: une pile, une photopile, une génératrice (dynamo)... Un dipôle est un générateur lorqu'il fournit de l'énergie.

La pile (cell, en anglais) ou une batterie produisent de l'énergie électrique à partir d'une réaction chimique (on parle de générateur électrochimique). La photopile transforme l'énergie rayonnante de la lumière en énergie électrique. Le générateur est la source d'énergie électrique d'un circuit.

Si la tension produite par un générateur est invariable dans le temps (sa caractéristique est une droite rectiligne), on parle de régime continu.

Si la tension est variable, donc alternative, de forme sinusoïdale, comme celle issue du secteur EDF, on parle de régime alternatif, ou sinusoïdal.

Tensions continue et alternative

Voici l'allure d'une tension continue (en bleu) et d'une tension alternative (en rouge), donc variable, tantôt positive (au-dessus de l'axe X), tantôt négative (au-dessous de l'axe X.)

Retenons pour l'instant qu'il existe deux sortes de courant électrique:

  • le courant continu, invariable, fourni par les piles, batteries, alimentations...,

  • le courant alternatif, variable, fourni par les dynamos, les génératrices, le secteur...

Qu'est-ce qu'un récepteur?

On appelle récepteur tout dispositif convertissant de l'énergie électrique en une autre forme d'énergie. Un dipôle est un récepteur lorqu'il consomme de l'énergie.

Si le récepteur convertit toute l'énergie électrique qu'il reçoit en chaleur ou en rayonnement thermique, on dit qu'il s'agit d'un récepteur passif. S'il la convertit autrement (en énergie lumineuse, par exemple), on dit qu'il s'agit d'un récepteur actif. Une ampoule, une DEL (Diode ElectroLuminescente), un petit moteur à courant continu, sont des récepteurs actifs.

Lorsqu'un ou plusieurs récepteurs, actifs ou passifs, sont alimentés par un ou plusieurs générateurs, on a ce qu'on appelle un circuit électrique.

Retour

Les principales grandeurs électriques

Nous sommes toujours en présence, dans un circuit électrique quelconque, d'au moins quatre grandeurs électriques:

  • la tension, exprimée en volts (V)
  • l'intensité du courant, exprimée en ampères (A)
  • la résistance, exprimée en ohms (W)
  • la puissance, exprimée en watts (W), qui est le produit de la tension et de l'intensité.

Pour mesurer une grandeur électrique, on a recours à un appareil appelé multimètre, qui regroupe, sous un même boîtier, un voltmètre, un ampèremètre, un ohmmètre, etc. Il existe de très nombreux modèles de multimètre, voici à quoi il peut ressembler:

multimètre numérique

Un multimètre numérique, comme celui-ci, permet de mesurer une tension continue ou alternative, une intensité, une résistance.

(1) La tension

Si on compare le flux d'électrons à un liquide dans un circuit hydraulique, on dira que la tension, ou différence de potentiel (d.d.p.), correspond à une différence de pression entre deux points du circuit fermé. Ouvrez un robinet: si l'eau coule fort, on dit "qu'il y a de la pression".

Supposons à présent que les électrons soient des molécules d'air. Si vous gonflez un pneu ou un canot pneumatique à l'aide d'une pompe à vélo, l'opération sera réalisée d'autant plus vite que vous pomperez énergiquement: plus vous refoulerez les molécules d'air à cadence soutenue, plus la pression augmentera à l'intérieur du pneu. Si vous relâchez votre effort, la pression diminuera...

La tension est donc associée à une force: la force électro-motrice (f.e.m.).

Mesurer une tension à l'aide d'un multimètre Voici comment on mesure une tension continue, en l'occurence celle d'une pile, à l'aide de la fonction "voltmètre" d'un multimètre.

Sous réserve de respecter la polarité de la pile (ne pas confondre les bornes "plus" et "moins"!) et de choisir le calibre adéquat (ici: de 2 à 20 V), la valeur de la tension est lue directement dans la fenêtre de l'afficheur LCD.

Notez qu'on mesure ici la tension "à vide" de la pile, puisque celle-ci n'alimente aucun circuit électrique.

La tension (notée U ou E), que l'on peut assimiler à la différence de potentiel (notée d.d.p.) entre deux points A et B d'un circuit électrique, est une grandeur algébrique: si elle est positive entre A et B, elle est de même valeur, mais négative entre B et A.

piles 1,5 V en série

Si on branche deux générateurs en série, par exemple deux piles de 1,5 V, on obtient une tension totale qui est la somme des tensions produites par chacun des générateurs, soit 3 V dans notre exemple. On parle d'additivité des tensions.

D'une manière plus générale, la tension aux bornes de deux récepteurs montés en série est la somme des tensions aux bornes de chacun des deux récepteurs.

Le schéma ci-dessous comporte deux piles de 4,5 V montées en série et une résistance de 470 ohms qui est le récepteur. Si on mesure les tensions par rapport à la masse (référence 0 V), on relève une tension totale le 9 V, qui est la somme de 4,5 V et 4,5 V.

piles en série

A présent, notez bien la différence, les piles sont montées en parallèle (les pôles "+" sont reliés entre eux, et les pôles "-" sont reliés entre eux):

piles en //

La tension totale de ce circuit est de 4,5 V, soit la somme de V1 et V2 divisée par 2. Toutefois, ce dipôle pourra fournir un courant deux fois plus important que si on n'avait qu'une seule pile.

Sur le schéma, une résistance très faible (0,01 ohm) est montée en série avec chaque pile: elle représente la résistance interne de la pile.

En effet, un générateur de tension n'étant jamais, dans la réalité, "idéal", ou "parfait", on doit le considérer comme l'association d'un générateur de résistance interne nulle (donc idéal) et d'un conducteur ohmique de résistance très faible, mais non-nulle. Ainsi, on tient compte du fait qu'une pile réelle est affectée d'une résistance interne, qui provoque son usure. La tension fournie devient donc égale à la force électro-motrice (f.é.m.) du générateur, diminuée du produit de sa résistance interne par l'intensité débitée. Par conséquent, plus la pile est usée (sa résistance interne a augmenté), plus la tension fournie diminue.

Retour

(2) L'intensité

L'intensité d'un courant électrique (notée i ou I) exprime l'importance du flux de charges électriques qui traverse la section du conducteur par unité de temps.

L'intensité du courant est analogue au débit, en litres par seconde, d'un liquide dans une canalisation, ou encore au nombre de voitures circulant sur une route entre un point A et un point B pendant un temps donné.

L'intensité se mesure en ampères (A) ou en milli-ampères (mA).

mesure de l'intensité à l'aide d'un multimètre On veut mesurer l'intensité du courant circulant dans ce circuit très simple, composé d'une pile de 9 volts, d'une diode électroluminescente (DEL) et de sa résistance de limitation du courant. (Les composants "réels" ont été représentés à côté de leur symbole sur le schéma.)

On utilise cette fois la fonction "milli-ampèremètre" du multimètre numérique.

Pour en savoir plus sur l'utilisation du multimètre, consultez le chapitre qui lui est consacré.

Les deux lois de Kirchhoff, qui sont fondamentales, nous apprennent que:

  • l'intensité du courant est la même en tous points d'un circuit bouclé sans bifurcations
  • si le circuit comporte un "noeud", la somme des intensités des courants arrivant à ce noeud est égale à la somme des intensités des courants qui en sortent.

Lois de Kirchhoff

Pour vous en convaincre, voici un exemple chiffré pour chacun des montages ci-dessus, en donnant à chaque résistance la valeur (purement arbitraire) de 100 ohms:

lois de Kirchhoff: exemples chiffrés

Voici une autre illustration de ces lois:

Lois de Kirchhoff

Signalons par ailleurs que le sens conventionnel du courant, symbolisé par une flèche, est en réalité l'inverse du sens réel de déplacement, au niveau atomique, des électrons dans le circuit. Cette bizarrerie s'explique par le fait que les savants du XVIIIème siècle avaient une chance sur deux de "deviner" le sens correct, et ils se sont trompés! Ceci demeure toutefois sans aucune conséquence pratique.

Retour

(3) La résistance

La résistance, qui se mesure en ohms (W), correspond, comme son nom l'indique, à la résistance qu'oppose un conducteur (dit "ohmique") au passage du courant.

Imaginons une canalisation dont le diamètre n'est pas identique en tout point, ce qui a pour effet de laisser passer le liquide qu'elle contient plus ou moins facilement: cela correspond à la résistance. Sur une route, le passage de 4 à 2 voies constitue un autre exemple de "résistance".

Intuitivement, on sent bien que la résistance d'un circuit est en relation directe avec l'intensité: plus elle est forte, plus cette dernière sera faible, et vice versa.

On pourrait dire aussi que plus la résistivité d'un conducteur augmente (par exemple en cas d'élévation de sa température), plus l'intensité du courant qui le traverse diminue.

Les résistances (le mot désigne aussi bien le composant que sa grandeur; il s'agit ici du composant) peuvent être associées en série ou en parallèle. Avant d'aller plus loin, voyons l'un et l'autre cas:

résistances en série

Lorsque deux ou plusieurs résistances sont associées en série, elles forment un dipôle dont la résistance totale (dite "équivalente") est la somme algébrique des résistances individuelles.

Le courant n'ayant qu'un seul chemin, il est "obligé", si on peut dire, de passer successivement à travers toutes les résistances qu'il rencontre. Celles-ci s'additionnent.

résistances en //

Ici, plusieurs chemins sont proposés au courant, qui les emprunte tous (à commencer par le chemin offrant la moindre résistance). Le résultat est au total une résistance équivalente moindre que chacune des résistances individuelles.

Il est à noter que les deux résistances de 10 ohms montées en parallèle (figure ci-dessus, à droite) forment un dipôle dont la valeur ohmique est de 5 ohms, mais ce dipôle peut dissiper une puissance de 1/2 watt, alors que chaque résistance, prise séparément, ne pouvait dissiper que 1/4 watt.

Le pont diviseur de tension

Voici maintenant une notion qui n'a l'air de rien, mais qui est fondamentale: il s'agit du pont diviseur.

La figure de gauche, ci-dessous, illustre le pont diviseur le plus simple, puisque constitué de deux résistances, R1 et R2. Le branchement, au point noté X, crée un "pont", qui divise la tension U selon la formule donnée.

pont diviseur

La figure de droite montre un pont diviseur constitué de trois résistances identiques. Pour améliorer la lisibilité, le pont a été encadré en rouge. Ce pont alimente les entrées e+ de deux amplificateurs opérationnels, dont nous reparlerons plus loin.

Un néophyte est souvent décontenancé par cette notion de "pont diviseur", aussi nous allons sans plus tarder apprendre à le calculer, à l'aide du logiciel de simulation PSpice.

Le schéma suivant comporte une pile de 9 V et trois résistances de même valeur, à savoir 1 k (soit 1 kilo-ohm, ou 1000 ohms). Des voltmètres "virtuels" (V cerclé) ont été placés aux points notés A, B et C:

pont diviseur (exemple)

A partir du schéma de gauche, ci-dessus, comment mesurer les tensions présentes aux points A, B et C? Pour ce qui concerne point A, la tension est à l'évidence celle fournie par la pile (V1), soit 9 V. Inutile de sortir la calculette! Aux points B et C, on applique les formules, d'une désarmante simplicité, et on trouve les mêmes réponses que PSpice (affichées sur le schéma de droite).

Vous pouvez à présent vous exercer avec les deux exemples donnés ci-contre, en faisant bien attention à la valeur des résistances.

R2 vaut d'abord 4,7 k, soit 4700 ohms, puis 470 ohms.

Toutes les tensions sont mesurées par rapport à la masse, qui est la référence 0 V.

Vous devez retrouver par le calcul les résultats affichés.

Prenez le temps de faire au moins un exercice, c'est une notion importante.

(Non, ce n'est pas compliqué! Il suffit d'appliquer tout bonnement la formule vue ci-dessus!)

pont diviseur (exemple) pont diviseur (exemple)

Pour dissiper tout malentendu potentiel, insistons sur le fait que les tensions sont ici relevées par rapport à la masse, qui sert de référence, et non aux bornes des résistances.

Si on veut calculer la tension aux bornes de R1, il faudra prendre d'abord sa tension par rapport à la masse et ensuite soustraire de cette valeur la tension de R2 par rapport à la masse:

9,000 V - 8,427 V = 0,573 V

Aux bornes de R2, on trouve:

8,427 V - 5,733 V = 2,694 V

Et aux bornes de R3, on a bien entendu 5,733 V (ou si vous préférez: 5,733 V - 0 V).

Vérifions ce qui a été dit plus haut, à savoir que la tension aux bornes de deux ou plusieurs récepteurs montés en série est la somme des tensions aux bornes de chacun des récepteurs:

0,573 V + 2,694 V + 5,733 V = 9 V

pont diviseur

Cette précision peut paraître triviale, mais la définition même de la tension suppose un point de référence, qui n'est pas obligatoirement la masse. Par conséquent, on prendra soin de déclarer explicitement quel est le point de référence si ce n'est pas la masse.

Retour

Caractéristique d'un dipôle

La caractéristique d'un dipôle est la courbe représentant la variation du courant (I) en fonction de la tension (U) à ses bornes, soit I = f (U).

Cette caractéristique est linéaire lorsque la courbe obtenue est une droite. Elle est dite symétrique, lorsqu'elle est identique quel que soit le sens de branchement. Ainsi, la caractéristique d'une résistance est linéaire et symétrique. Celle d'une diode à jonction ordinaire est non-linéaire et non-symétrique.

L'illustration ci-contre représente la caractéristique d'une résistance: elle représente la variation du courant (en abcisse) qui traverse la résistance en fonction de la tension (en ordonnée) appliquée à ses bornes.

On voit que pour une résistance, la caractéristique est une droite, et ce quel que soit le sens de branchement. En effet, une résistance est un composant non-polarisé: on peut indifféremment la brancher dans un sens ou dans l'autre.

caractéristique d'une résistance

Voici maintenant, ci-dessous, la caractéristique (partielle) d'une diode: sur le graphique de gauche, la diode est branchée dans le sens "passant" (elle laisse passer le courant); sur le graphique de droite, elle est branchée dans le sens "non-passant" (elle bloque le courant). On obtient, à l'évidence, des courbes très différentes selon le sens de branchement!

Caractéristique d'une diode "passante" Caractéristique d'une diode "non-passante"

On peut donc conclure que le comportement d'une diode, que nous étudierons plus en détails ultérieurement, dépend du sens de branchement: il s'agit par conséquent d'un composant dit polarisé.

La diode fonctionne, dans un circuit électrique, comme un clapet anti-retour sur une canalisation d'eau ou un sens interdit sur une route: elle ne laisse passer le courant que dans un seul sens.

Son symbole, du reste, est assez évocateur: la pointe du triangle indique le sens "passant", la petite barre verticale indique le sens "bloqué".

Notez au passage le symbole du générateur de courant alternatif.

diode

Retour

Un dipôle particulier: la cellule RC

Nous avons défini un dipôle, vous vous en souvenez, comme étant un système comportant deux pôles de branchement dans lequel peut circuler un courant électrique.

Jusqu'à présent, nous n'avons étudié que des dipôles constitués d'éléments individuels (une pile, une résistance, une diode...) ou d'éléments de même nature (deux piles en série, plusieurs résistances en série ou en parallèle...).

Voici maintenant, à titre documentaire pour le moment, un dipôle comprenant une résistance et un condensateur: il s'agit de la cellule R-C.

Qu'est-ce qu'un condensateur? Si on dispose, dans un circuit hydraulique, un réservoir (ballon d'eau chaude...), on a là une représentation approximative du condensateur et de sa faculté (sa capacité) à contenir temporairement une certaine quantité de liquide. Gonflez une bouée ou un ballon de baudruche, puis au bout d'un moment laissez l'air s'en échapper: c'est un peu comme cela que fonctionne un condensateur.

Soumis à une tension U, un condensateur possède la propriété de se charger et de conserver une charge électrique, proportionnelle à U. Cette énergie est restituée lors de la décharge du condensateur. Ces phénomènes de charge et de décharge ne sont pas instantanés; ce sont des phénomènes transitoires, liés à une durée.

Ce dipôle particulier introduit donc une "grandeur" supplémentaire dans un circuit électrique: le temps.

cellule RC Lorsqu'un condensateur C est monté en série avec une résistance R, comme sur le schéma ci-contre, ces deux composants forment un dipôle couramment appelé cellule RC, ou réseau RC: le condensateur, initialement déchargé, se charge à travers la résistance.

La charge complète demande un certain temps. On définit la constante de temps (c.t.) comme égale au produit de R par C (R en ohms, C en farads, c.t. en secondes). Plus la résistance est faible, plus rapide sera la charge du condensateur.

Il devient dès lors possible de créer des dispositifs qui dépendent mécaniquement de durées pré-définies et ultra-précises.

Retour

La bannière publicitaire